Hoi An

Mis à jour le 17 septembre 2026

Hoi An – Là où le temps semble s’être arrêtéIl y a des villes que l’on visite pour leurs monuments. Et puis il y a Hoi An, que l’on découvre surtout pour son atmosphère. Le matin, lorsque les ruelles sont encore tranquilles, quelques habitants installent leurs marchandises devant les maisons jaunes. Un vélo passe lentement, une vendeuse prépare son petit étal et, près de la rivière Thu Bon, les premières barques commencent leur journée. À mesure que le soleil monte, les façades ocre s’illuminent, les cafés ouvrent leurs portes et les lanternes suspendues au-dessus des rues prennent leurs couleurs.Puis vient le soir. Les lanternes s’allument une à une, les vieilles maisons plongent dans une lumière douce et les petites embarcations glissent sur la rivière. C’est peut-être à ce moment-là que l’on comprend le mieux Hoi An : une ville qui a traversé les siècles sans perdre complètement son âme.

Quand Hoi An regardait vers le large

Difficile de l’imaginer aujourd’hui en se promenant dans ses ruelles paisibles, mais Hoi An fut autrefois l’un des ports commerciaux importants d’Asie du Sud-Est. Située sur les rives de la rivière Thu Bon, la ville occupait une position privilégiée sur les routes commerciales maritimes. Entre le XVe et le XIXe siècle, des bateaux venus d’Asie et de régions plus lointaines y accostaient pour échanger marchandises, savoir-faire et idées. La période allant de la fin du XVIe au début du XVIIIe siècle marque notamment l’âge d’or du port.Des marchands japonais et chinois s’y installèrent, tandis que des commerçants venus d’autres régions d’Asie et d’Europe fréquentaient également ses quais. Dans les cales des navires voyageaient la soie, les épices, les céramiques et de nombreuses autres marchandises. Mais avec elles circulaient aussi des langues, des religions, des recettes, des techniques artisanales et différentes manières de construire et d’habiter.Hoi An devint ainsi, peu à peu, un véritable carrefour culturel.

Quand Hoi An regardait vers le large

Une ville façonnée par les rencontres

Il suffit aujourd’hui de marcher dans la vieille ville pour retrouver les traces de cette histoire. Ici, une maison de marchand vietnamienne. Plus loin, une maison communautaire chinoise richement décorée. Quelques rues après apparaît le célèbre pont couvert japonais, devenu l’un des symboles de Hoi An. L’architecture raconte à elle seule les rencontres qui ont façonné la ville.Les influences vietnamiennes, chinoises et japonaises s’entremêlent, auxquelles se sont ajoutées plus tard certaines influences européennes. Mais le résultat n’est jamais une simple juxtaposition de styles : au fil des générations, Hoi An a développé sa propre identité. Les anciennes maisons étroites en bois sont particulièrement révélatrices de cette histoire. Autrefois, leur façade donnait sur la rue pour accueillir les clients et les activités commerciales, tandis que l’arrière pouvait communiquer avec la rivière afin de faciliter le transport des marchandises.Aujourd’hui encore, certaines de ces maisons sont habitées par les descendants des familles qui les occupent depuis plusieurs générations. En 1999, la vieille ville de Hoi An a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, notamment pour la remarquable conservation de son tissu urbain ancien et pour le mélange d’influences culturelles qui témoigne de son passé de port international.

Les maisons jaunes et les lanternes : l’image de Hoi An

Aujourd’hui, lorsque l’on pense à Hoi An, deux images viennent immédiatement à l’esprit : les façades jaunes et les lanternes colorées.Le jaune chaleureux des anciennes maisons change presque de nuance selon l’heure de la journée. Sous le soleil, il illumine les ruelles. Après une averse, il devient plus profond. Le soir, éclairé par les lanternes, il donne à la vieille ville une atmosphère presque irréelle. Les lanternes, elles, sont devenues indissociables de l’identité de Hoi An. Rouges, jaunes, bleues, vertes ou couvertes de soie, elles sont suspendues devant les maisons, les restaurants et les boutiques.Mais derrière ces objets décoratifs se cache également un savoir-faire. Dans les petits ateliers, des artisans continuent de fabriquer les structures en bambou et de tendre délicatement les tissus colorés. Participer à un atelier de fabrication permet alors de repartir non seulement avec un souvenir, mais aussi avec une petite partie de cette tradition locale.

Les maisons jaunes et les lanternes : l’image de Hoi An

Quitter la vieille ville pour rencontrer un autre Hoi An

Pourtant, réduire Hoi An à ses lanternes et à ses maisons jaunes serait passer à côté d’une grande partie de son charme.Il suffit de s’éloigner de quelques kilomètres du centre pour que le décor change. Les rues animées laissent place aux rizières, aux potagers, aux cocotiers d’eau et aux petits villages. À vélo, on traverse des chemins tranquilles où les habitants travaillent dans les champs, où les buffles apparaissent parfois au milieu des rizières et où la vie quotidienne suit un rythme très différent de celui du centre historique.Dans les villages autour de Hoi An, certaines familles perpétuent encore des activités artisanales transmises depuis plusieurs générations. À Cam Kim, le travail du bois et la vie rurale offrent un autre visage de la région. À Tra Que, les jardins maraîchers dessinent de longues bandes de verdure où sont cultivées les herbes aromatiques que l’on retrouve ensuite dans la cuisine locale. Plus près de Cam Thanh, les cocotiers d’eau bordent les petits canaux. Une balade en barque permet de pénétrer dans ce paysage végétal si particulier.C’est souvent dans cette campagne que l’on découvre un Hoi An plus intime : celui des habitants, des gestes quotidiens et des rencontres simples.

Quitter la vieille ville pour rencontrer un autre Hoi An

Hoi An se découvre aussi à table

À Hoi An, l’histoire passe également par la cuisine. La ville possède plusieurs spécialités que l’on retrouve difficilement ailleurs sous exactement la même forme. La plus célèbre est sans doute le Cao Lau, composé de nouilles épaisses accompagnées de porc, d’herbes fraîches et de morceaux croustillants.On peut également goûter les délicats White Rose, de petites bouchées de pâte de riz garnies, ou encore le Mi Quang, plat emblématique de la région de Quang Nam. Les marchés, petites échoppes familiales et restaurants permettent de découvrir cette cuisine sans nécessairement chercher les adresses les plus sophistiquées.Pour aller plus loin, participer à un cours de cuisine est une belle manière de comprendre les ingrédients et les habitudes culinaires locales : choisir les produits, reconnaître les herbes aromatiques puis préparer quelques plats avant de les partager autour de la table.

Hoi An se découvre aussi à table

Quand la ville s’illumine

Hoi An possède deux visages. Celui du jour est vivant, coloré, parfois animé. On visite les anciennes demeures, on entre dans les maisons communautaires, on observe les artisans et l’on s’arrête boire un café à l’ombre d’une vieille façade.Puis, à la tombée de la nuit, la ville change. Les lanternes s’allument, les reflets apparaissent sur la rivière Thu Bon et les ruelles prennent une atmosphère plus douce. Chaque mois lunaire, la tradition des lanternes est particulièrement mise en valeur autour de la pleine lune, lorsque la vieille ville plonge davantage encore dans cette ambiance lumineuse devenue emblématique de Hoi An. C’est un moment agréable pour marcher sans itinéraire précis. Parce qu’à Hoi An, il n’est pas toujours nécessaire de chercher quelque chose à voir.Parfois, le meilleur programme consiste simplement à se perdre dans les ruelles.

Hoi An, entre mémoire et douceur de vivre

Hoi An est aujourd’hui l’une des destinations les plus connues du Vietnam. Pourtant, derrière les rues animées et les lanternes photographiées chaque soir se cache une histoire beaucoup plus profonde.Celle d’un ancien port où se sont rencontrés des peuples venus d’horizons différents. Celle de familles de commerçants et d’artisans. Celle d’une ville construite autour de la rivière, du commerce et des échanges. Et celle, aujourd’hui encore, d’habitants qui continuent à vivre, cuisiner, travailler et transmettre leurs savoir-faire au milieu de ce patrimoine exceptionnel.Pour vraiment découvrir Hoi An, nous aimons donc prendre notre temps : marcher dans la vieille ville tôt le matin, pédaler dans la campagne, rencontrer les artisans, goûter la cuisine locale et revenir au bord de la Thu Bon lorsque les lanternes commencent à s’allumer. Car le charme de Hoi An ne réside pas seulement dans ce que l’on visite. Il réside surtout dans ce que l’on y ressent.

Hoi An, entre mémoire et douceur de vivre

Que voir et que faire à Hoi An ?

Pour une première découverte, voici les lieux et expériences que nous recommandons :• La vieille ville de Hoi An – Se promener dans ses ruelles, entre maisons jaunes, petites boutiques, temples et anciennes demeures de marchands.• Le pont couvert japonais – L’un des monuments emblématiques de la ville et un témoignage de la présence historique des marchands japonais.• Les maisons communautaires chinoises – Découvrir notamment leurs cours, leurs autels et leur riche décoration.• Les anciennes maisons de marchands – Entrer dans ces demeures permet de mieux comprendre l’organisation et la vie du Hoi An commerçant d’autrefois.• Le marché de Hoi An – Observer la vie quotidienne et découvrir poissons, fruits, légumes, épices et produits locaux.• La rivière Thu Bon – Se promener sur ses quais ou faire une balade en bateau, particulièrement agréable en fin de journée.• Un atelier de fabrication de lanternes – Rencontrer les artisans et fabriquer sa propre lanterne traditionnelle.• Le village maraîcher de Tra Que – Découvrir les cultures d’herbes aromatiques et la vie agricole autour de Hoi An.• La campagne de Cam Kim – Explorer à vélo les rizières, villages et petits ateliers artisanaux.• La forêt de cocotiers de Cam Thanh – Naviguer sur les petits canaux bordés de cocotiers d’eau.• Un cours de cuisine vietnamienne – Découvrir les ingrédients locaux avant de préparer quelques spécialités de la région.• Les plages d’An Bang et des environs – S’accorder une journée plus tranquille entre deux journées de découverte.• Le sanctuaire de My Son – Pour ceux qui disposent de davantage de temps, partir à la découverte de l’héritage de l’ancien royaume de Champa, à l’intérieur des terres.

Voyage sur-mesure

Notre itinéraire conseillé

Circuit de 9 jours / 8 nuits

Hanoi - Sapa - Nam Ho - Nam Pen - Pieng Lao - Hoang Su Phi - Ha Giang - Ba Be

Circuit de 11 jours / 10 nuits

Hanoi - Sapa - Muong Hoa - Bac Ha - Hoang Su Phi - Ha Giang - Dong Van - Bao Lac - Ba Be

Circuit de 12 jours / 11 nuits

Hanoi - Mai Chau - Pu Luong - Hoa Lu - Ha Long - Hue - Hoian - Saigon - My Tho - Mo Cay - Cai Be

Circuit de 11 jours / 10 nuits

Hanoi - Hoa Lu - Ha Long - Hue - Hoian - Saigon - Mo Cay - Cai Be

Circuit de 10 jours / 9 nuits

Hanoi - Lao Cai - Bac Ha - Muong Hoa - Sapa - Hanoi - Hoa Binh - Pu Luong - Hoa Lu - Ha Long

Circuit de 8 jours / 7 nuits

Hanoi - Hoa Lu - Ha Long - Hue - Hoian - Saigon - My Tho

→
←